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06/01/2009 04:21:01

BIENVENUE

Année 2001 - 2002

1ère session

Les candidats traiteront au choix l’un des deux sujets ci-joints :

Sujet n°1 proposé par le Professeur Patrick GÉRARD (partie “Urbanisme”)

ou

Sujet n°2 proposé par le Professeur Patrick BERTIN (partie “Aménagement”)

Il est rappelé que les candidats ayant choisi le sujet d’”Urbanisme” à l’examen écrit (et ayant obtenu une note supérieure à 7/20) passeront l’examen oral d’”Aménagement” et vice versa.

Sujet n°1  « Urbanisme »

Les candidats résoudront avec méthode et précision le problème pratique suivant :

Riboulay (5 000 habitants) est une commune située sur la frange méridionale de l’agglomération de Mercanteuil (190 000 habitants). Le territoire communal est divisé en deux parties bien distinctes : le nord urbanisé et le sud agricole. La route nationale à grande circulation, qui traverse le territoire communal du sud au nord, constitue une des principales entrées de l’agglomération de Mercanteuil.

La municipalité issue des dernières élections envisage de revoir le POS de 1987.

S’agissant de la partie actuellement urbanisée de Riboulay, il s’agit de permettre la restructuration du secteur de la mairie afin de créer un véritable centre-ville dense et animé, tout en empêchant que, pendant la phase d’études de ce projet d’aménagement, des constructions incompatibles avec ce dernier puissent être autorisées.

S’agissant de la partie non urbanisée de Riboulay, il s’agit de permettre la réalisation aux abords de la route nationale d’un secteur de grandes surfaces commerciales. Hormis cette extension urbaine, les vastes terres céréalières de Riboulay devront conserver leur vocation. Enfin, la verte vallée de la Nonette, avec son admirable paysage de bocage voué à l’élevage, devra faire l’objet d’une protection plus rigoureuse sans pour autant empêcher une modeste extension des deux hameaux qu’elle comporte.

En avril 2001, le maire de Riboulay vous consulte :

1- Faut-il modifier ou réviser le POS ? Est-il nécessaire de le transformer en PLU ?

2- Compte tenu des objectifs de la commune, quel zonage devra être retenu ?

3- Quelle incidence a la loi « entrées de ville » sur les objectifs municipaux ?

4- Quelle incidence a l’absence de SD ou de SCOT sur les objectifs municipaux ?

____________________

Le 2 juin 2001, le conseil municipal de Riboulay prescrit l’élaboration d’un PLU et détermine les modalités d’une concertation avec la population. Cette concertation prend la forme d’une réunion publique qui a lieu en mairie le 13 juillet.

L’élaboration du projet de PLU est menée tambours battant. Le maire organise une série de réunions de travail bilatérales avec les différentes personnes publiques concernées. Le maire refuse cependant de recevoir les représentants du Département qui avaient sollicité une réunion.

Le 5 mai 2002, le conseil municipal débat sur les orientations du PADD puis arrête le projet de PLU.

Sans tarder une enquête publique est organisée par le maire : elle a lieu du 24 mai au 10 juin 2002.

Le 13 juin, le président de l’association Bien Vivre à Riboulay, estimant que cette « élaboration express » du PLU a occulté les questions de fond sur l’avenir de territoire communal, vient vous demander si la procédure s’est déroulée régulièrement.

____________________

La société Distribalim envisage de réaliser un supermarché au centre de Riboulay. Le projet consiste à réunir —par percement de murs— quatre rez-de-chaussée commerciaux de bâtiments existants contigus. La SHON (530 m2) demeurerait inchangée. En revanche, la surface de vente passerait de 340 à 400 m2. L’aspect extérieur des rez-de-chaussée serait profondément modifié pour créer la nouvelle devanture du supermarché.

Le 13 juin 2002, un responsable de Distribalim vient vous trouver :

1- Compte tenu du projet de restructuration du centre-ville de Riboulay, conseillez-vous d’attendre que s’achève la procédure d’élaboration du PLU ?

2- Une autorisation d’exploitation commerciale sera-t-elle nécessaire ?

3- Un permis de construire sera-t-il nécessaire ?

4- Un permis de démolir sera-t-il nécessaire ?

5- Quel service administratif instruira les demandes et quelle autorité administrative délivrera les autorisations ?

Sujet n°2 “Aménagement”

I - AMENAGEMENT DU TERRITOIRE :

Après avoir rappelé les grandes étapes de la politique d’aménagement du territoire depuis les années 50, présentez les principaux outils mis en place pour la mise en oeuvre de cette politique. (5 points)

II - LOTISSEMENTS :

= quelles sont les différentes étapes de la procédure d’instruction d’une demande de lotissement ? (2 points)

= quelles sont les effets de l’arrêté de lotir ? (1 point)

= quelles sont les conditions requises pour que le lotisseur puisse vendre des lots et que les acquéreurs puissent obtenir le permis de conduire ? (2 points)

III - ZONES D’AMENAGEMENT CONCERTE :

= quelles modifications a apporté à la Zone d’Aménagement Concerté, la loi du 13 décembre 2000 (SRU)? (3 points)

= dans quels cas une procédure de ZAC doit-elle être engagée ? (2 points)

= quel est le contenu du dossier de création et du dossier de réalisation tel qu’il est précisé par la loi du 13 décembre 2000 ? Vous expliciterez chaque document. (5 points)

Année 2001 - 2002

2ème session

Les candidats traiteront au choix l’un des deux sujets ci-joints :

Sujet n°1 proposé par le Professeur Patrick GÉRARD (partie “Urbanisme”)

ou

Sujet n°2 proposé par le Professeur Patrick BERTIN (partie “Aménagement”)

Il est rappelé que les candidats ayant choisi le sujet d’”Urbanisme” à l’examen écrit (et ayant obtenu une note supérieure à 7/20) passeront l’examen oral d’”Aménagement” et vice versa.

Sujet n°1« Urbanisme »

Les candidats résoudront avec méthode et précision le problème pratique suivant :

Peticoin, commune de 2800 habitants, est située à 10 km de l’agglomération de Grandeville (80 000 habitants). La commune est dotée d’un POS approuvé en 1992.

Le maire souhaite revoir le POS afin, d’une part, de redéfinir en profondeur les règles applicables à l’intérieur du bourg et, d’autre part, de permettre la création d’une zone d’activités à l’entrée du bourg, en bordure de la route départementale 913 (route classée à grande circulation).

Or, les communes de l’agglomération et des environs de Grandeville (dont Peticoin) ont engagé des discussions en vue de la création d’une communauté d’agglomération qui sera chargée d’élaborer un schéma de cohérence territoriale (SCOT). Ces négociations buttent actuellement sur le choix du périmètre pertinent.

Le maire de Peticoin vous pose les questions suivantes :

1) L’adaptation envisagée du POS exige-t-elle une modification ou une révision ? Quelles sont les principales différences entre ces deux procédures ?

2) Est-il obligatoire de transformer le POS en PLU ? En cas de réponse positive :

a- Dans quelles catégories de zones devront être classés le bourg et les terrains de la future zone d’activités ?

b- Sera-t-il possible de fixer un COS dans ces zones ?

c- Sera-t-il possible de fixer une superficie minimale constructible des terrains ?

d- A quelles conditions sera-t-il possible de rendre inconstructibles, à titre conservatoire, les terrains du centre-bourg, lequel fait actuellement l’objet d’études en vue de sa restructuration ?

3) Quelle est l’incidence de l’absence de SCOT sur les choix communaux en matière d’urbanisme ? Quelle sera l’incidence de l’élaboration d’un SCOT sur les choix communaux en matière d’urbanisme ?

4) Quelle est l’incidence de la loi dite « entrées de villes » sur les choix communaux en matière d’urbanisme ?

_____________________________________

En définitive, après avoir reçu vos explications, le maire de Peticoin décide de maintenir pour l’instant le POS de 1992.

Celui-ci comporte une zone « UC » dotée d’un COS de 0,60.

Monsieur Lebreton est propriétaire d’une maison de 200 m2 de SHON implantée sur un terrain de 300 m2. Pour améliorer le confort des combles, il souhaite transformer le toit à deux versants en un toit « à la Mansart » à quatre versants.

*

Monsieur Lebreton vous consulte :

1) Ce type de travaux exige-t-il une déclaration de travaux ou une demande de permis de construire ?

2) Le dossier doit-il être établi par un architecte ?

3) Quel service instruira le dossier ? Quel sera le délai d’instruction ? Qui sera compétent pour délivrer l’autorisation ?

4) Les travaux projetés seront-ils autorisés ?

Sujet n°2 “Aménagement”

I - LOTISSEMENTS :

Dans quels cas la division d’une unité foncière, bien que créant plus de 2 lots destinés à l’implantation de constructions (ou de 4 en cas de succession) n’est-elle pas assujettie à la procédure de lotissement

Illustrez ces cas d’exemples précis. (3 points)

Quel est le contenu d’une demande d’autorisation de lotir ? Comment se traduit la décision et quels en sont ses effets ? (3 points)

* * *

Un propriétaire privé dispose de 3 hectares de terrain classés en zone NA, urbanisables dans le cadre d’une opération d’ensemble, à la périphérie de la commune dont vous êtes le maire. Ce propriétaire a contacté un lotisseur et un promoteur afin de leur céder son terrain pour y réaliser :

= soit un lotissement

= soit une opération groupée d’habitat individuel

En tant que Maire et après avoir appréhendé la nature de chacun de ces projets, et leurs spécificités urbanistique et réglementaire, lequel recueillerait votre assentiment et pour quelles raisons ? (4 points)

II - ZONES D’AMENAGEMENT CONCERTE :

Quelles modifications a apporté la loi du 13 décembre 2000 (SRU) :

= à l’objet de la ZAC

= au contenu des dossiers de création et de réalisation. (4 points)

Présentez les différents postes d’un bilan prévisionnel de ZAC (3 points)

Quelles sont les conditions requises pour que les terrains à acquérir par l’aménageur d’une ZAC puissent l’être par expropriation (3 points)

Année 2002 - 2003

1ère session

Les candidats traiteront au choix l’un des deux sujets suivants :

Sujet n° 1 : partie Urbanisme donné par Gilles Godfrin

Sujet n° 2 : partie Aménagement donné par Patrick Bertin.

Sujet n° 1 : partie Urbanisme

Vous trouverez ci-joint un document extrait du « document graphique » du PLU d’une commune du sud-ouest de la France, ainsi que la légende correspondante .

1- Dans un premier temps, vous procéderez de manière méthodique à un commentaire général de ce document, en mettant en évidence la volonté des auteurs du PLU en termes d’organisation et de développement du territoire communal.

(10/20)

2- Dans un second temps, vous analyserez de manière méthodique la situation juridique de chacun des terrains (I, II, III, IV, V) représentés en jaune sur le document, et en particulier la question de leur constructibilité.

(10/20)

_____________________

  Il est précisé :

-que la ligne diagonale sinueuse et la ligne nord-sud légèrement courbe correspondent à deux petits cours d’eau ;

-que la Garonne (non visible sur le document) coule à quelques centaines de mètres de la zone A figurant sur le document.

Sujet n° 2 : partie Aménagement

Question n° 1 :

Quelles sont les missions d’un aménageur de ZAC et comment se traduisent-elles dans le bilan prévisionnel de l’opération ? Quels sont les différents modes de réalisation de ZAC et le contenu d’une convention d’aménagement ? 5 points

Question n° 2 :

Dans quels cas la division d’une unité foncière est-elle assujettie à la procédure de lotissement ?

Quelles sont les exceptions prévues par le Code de l’Urbanisme ? 5 points

Question n° 3 :

De quels moyens dispose un aménageur pour acquérir les terrains d’une ZAC ? 3 points

Question n° 4 :

Quels équipements publics peuvent être financés par l’aménageur d’une ZAC ? 3 points

Question n° 5 :

Quels sont les principaux outils permettant la mise en œuvre de la politique d’aménagement du territoire ? 4 points

Année 2002 - 2003

2ème session

Les candidats traiteront au choix l’un des deux sujets ci-joints :

Sujet n° 1 proposé par le Professeur Gilles GODFRIN (partie « Urbanisme »)

Sujet n° 2 proposé par le Professeur Patrick BERTIN (partie « Aménagement »)

Il est rappelé que les candidats ayant choisi le sujet d’« Urbanisme » à l’examen écrit (et ayant obtenu une note supérieure à 7/20) passeront l’examen oral d’« Aménagement » et vice versa.

SUJET n° 1 «Urbanisme»

Les candidats résoudront le problème pratique suivant :

La société Bâtibien convoite deux parcelles contiguës (A et B) dans la commune de Saint-Hilaire (50 000 habitants), en vue d’y réaliser une opération immobilière. Ces parcelles sont riveraines d’une large avenue (25 m) percée en 1840 et bordée pour l’essentiel d’immeubles(1) XIXe de 4 niveaux (R+2+C(2) ).

La parcelle A, d’une surface de 450 m2, comporte précisément un bâtiment de ce type, orné en façade d’un riche décor en plâtre de style Louis-Philippe. La hauteur est de 12 m à l’égoût du toit et de 16 m au faîtage. La SHON(3) est de 360 m2. Le rez-de-chaussée présente un local commercial inoccupé. Les niveaux supérieurs, à usage d’habitation, sont eux aussi vacants. L’immeuble est en effet très dégradé, faute d’entretien depuis de nombreuses années. L’arrière de la parcelle, jardin à l’abandon, est composée de grands arbres vénérables.

La parcelle B, d’une surface de 350 m2, est un terrain vague formant “dent creuse”, l’immeuble qui l’occupait ayant été détruit par un incendie puis rasé il y a trois ans.

*

L’opération envisagée par Bâtibien est à usage exclusif d’habitation et aura une SHON d’environ 1400 m2. Le projet comporte trois versions :

1- Démolition de l’immeuble Louis-Philippe et construction à cheval sur les deux parcelles, en bordure de voie, d’un grand immeuble de 7 niveaux (R+6).

2- Réhabilitation de l’immeuble Louis-Philippe avec surélévation de deux niveaux (total : R+4+C) et construction sur la parcelle nue, en bordure de voie, d’un immeuble de 7 niveaux (R+6).

3- Réhabilitation de l’immeuble Louis-Philippe sans surélévation (R+2+C), construction sur la parcelle nue, en bordure de voie, d’un immeuble de 7 niveaux (R+6) et construction sur l’arrière, à l’emplacement du jardin arboré, d’un bâtiment supplémentaire de 3 niveaux (R+2).

Le chargé d’opération de Bâtibien se rend en mairie pour connaître la réglementation d’urbanisme.

On lui indique qu’un POS de 1979 est actuellemnt en vigueur à Saint-Hilaire. Les articles 1 et 2 du règlement de la zone dans laquelle sont incluses les parcelles y admettent indifféremment commerces et logements. L’article 6 impose l’implantation des bâtiments à l’alignement. L’article 10 prévoit que la hauteur en tout point des bâtiments ne doit pas excéder la distance jusqu’à l’alignement opposé. L’article 11 ne comporte aucune contrainte particulière. L’article 14 fixe un COS de 1,5. Par ailleurs,  le jardin arboré est inscrit en espace boisé classé (EBC).

On l’informe aussi qu’un PLU est en cours d’élaboration. En l’état actuel des études, les articles 1 et 2 du règlement imposeraient la création ou le maintien de commerces en rez-de-chaussée des immeubles d’habitation. L’article 6 maintiendrait l’obligation d’implantation à l’alignement. L’article 10 indiquerait que la hauteur des bâtiments doit respecter la hauteur dominante du bâti environnant. L’article 11 instituerait une protection rigoureuse de certains bâtiments ayant un intérêt historique et architectural, parmi lesquels figurerait l’immeuble Louis-Philippe. L’article 14 ne fixerait aucun COS. L’EBC serait maintenu.

Inquiet sur la faisabilité juridique du projet immobilier, le chargé d’opération vous consulte :

1- Sur la procédure à suivre (6 points) :

a) Les travaux envisagés sont-ils soumis à permis de construire ou à autorisation de travaux ? Sont-il soumis à permis de démolir ? Quelle autorité administrative est compétent pour délivrer ces autorisations ? (Justifiez juridiquement vos réponses).

b) Quelles sont les conséquences procédurales de la proximité d’un monument historique ?

2- Sur le fond (14 points) :

Analysez méthodiquement chacune des trois versions du projet immobilier au regard des dispositions d’urbanisme en vigueur et en cours d’élaboration et indiquez quelle réponse sera probablement donnée aux demandes d’autorisation par l’autorité compétente.

SUJET n° 2 : partie Aménagement

Question n° 1 :

Quelles ont été les grandes étapes de la politique d’aménagement du territoire en France ?

Quels sont aujourd’hui les principaux outils de cette politique ? 5 points

Question n° 2 :

Dans quels cas une division dfoncière est-elle assujettie à la procédure de lotissement ?

Quelles sont les différentes étapes de cette procédure ? 5 points

Question n° 3 :

Quelles ont été les modifications apportées à la procédure de ZAC par la loi SRU ?

Dans quel cas la ZAC s’avère t’elle l’outil adapté pour la réalisation d’une opération d’aménagement ? Quels en sont les principaux acteur ? 5 points

Question n° 4 :

Présentez le régime des participations foncières pouvant être exigées de l’aménageur d’une ZAC.

Dans quel cas un programme d’Aménagement d’Ensemble peut-il être arrêté et quel en est le contenu et le fonctionnement ? 5 points

 
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