Anne 2001 - 2002
1re
session
A. Vous rpondrez
en 20 30 lignes la question suivante (5 pts.):
Toutes les personnes physiques peuvent-elles disposer
librement de leurs droits patrimoniaux?
B. Vous proposerez
une solution justifie en droit aux diffrentes situations dcrites ci-dessous.
1er cas pratique
(4pts.):
La socit BOURGEONS et Cie., spcialise dans lĠlagage
engage un nouvel employ, Monsieur SPIDER, son curriculum vitae laissant apparatre
une bonne matrise de cette activit. Il est envoy en chantier dans un parc
priv. Au cours de lĠlagage des arbres, une branche tombe malencontreusement
sur une passante, Madame VEINE, et la blesse grivement.
A sa sortie de lĠhpital, cette dernire vous consulte
pour envisager les actions judiciaires possibles afin dĠobtenir rparation
de son prjudice.
Elle dsire de plus savoir quelle serait la procdure
suivre et devant quelle juridiction prsenter sa demande.
2me cas pratique
(5 pts.) :
Monsieur MEULIERE souhaite acqurir une maison. Son choix
sĠarrte sur celle de Monsieur LOSE qui semble impatient de cder son
bien. Prudent et sachant que la maison convoite est construite dans une rgion
de carrires, Monsieur MEULIERE fait appel un gologue, Monsieur ATLAS,
afin dĠexpertiser le sous-sol. Celui-ci atteste dans son rapport quĠaucune
carrire nĠest situe en dessous de la maison, ce qui dcide Monsieur MEULIERE
lĠacheter.
Plusieurs annes aprs, des fissures apparaissent aux
murs de la maison. LĠinvestigation mene par Monsieur MEULIERE lui permet
de dcouvrir quĠelles sont dues lĠeffondrement dĠune ancienne mine dsaffecte
situe juste sous la maison.
Monsieur MEULIERE vous consulte afin de savoir sĠil y
a moyen dĠagir contre le gologue, sur le fondement dĠune ventuelle action
et sur ce quĠil pourrait en obtenir.
En outre, il sĠinterroge sur la possibilit dĠun recours
contre le vendeur et vous demande conseil ce sujet.
3me cas pratique
(6pts.):
Messieurs VIOLETTE , TULIPE et PAQUERETTE
sont associs hauteur de 33,33% chacun dans une socit responsabilit
limite, la S.a.r.l. FLEUR BLEUE, dont les statuts prvoient lĠobjet suivant:
Ç lĠtude, la ralisation et lĠentretien de jardins paysagersÈ. Monsieur VIOLETTE
est grant de la socit depuis sa cration en 1997.
En 2000, Monsieur VIOLETTE, soutenu par Monsieur PAQUERETTE,
sĠest lanc dans un projet dĠexploitation dĠun parking automobile souterrain.
Hlas, cette activit se rvle peu rentable et le rsultat des trois premires
annes dĠactivits est gravement compromis par les pertes du parking.
En outre, la socit CACTUS, propritaire de ce parking
rclame une partie des loyers impays depuis trois mois.
Monsieur TULIPE, en dsaccord depuis le dpart avec ce
projet vous demande sĠil peut sĠy opposer et sanctionner de quelque manire
le grant de la socit, Monsieur VIOLETTE.
En outre, il a appris lĠexistence dĠune directive communautaire
datant de 1998, transposable dans les trois ans et posant le principe suivant:
Çun associ quel quĠil soit peut obtenir la rvocation immdiate dĠun dirigeant
social sĠil tabli que celui-ci a agi hors du cadre de son mandatÈ.
Monsieur TULIPE vous demande sĠil peut invoquer le contenu
de la directive qui nĠest pourtant toujours pas transpose en droit franais.
Dans lĠaffirmative, quels en seraient les effets?
Enfin, Monsieur TULIPE vous questionne pour savoir sĠil
dispose de moyens pour forcer la transposition de la directive.
Anne
2001 - 2002
1re
session (correspondance)
2me
session
A.Vous discuterez
en 20 lignes environ sur les thmes suivants :
La fin de la personnalit morale (4 pts.)
Le vote de la loi (3 pts.)
B. Vous proposerez
une solution justifie en droit aux diffrentes situations dcrites ci-dessous.
1er
cas pratique (4 pts) :
Les services municipaux du village dĠAmpre entreprennent
la rfection du rseau lectrique de la commune. Pour ce faire, ils entendent
remplacer les poteaux existants par des gaines souterraines. Presss par le
calendrier, ils procdent ces travaux sur le terrain de Monsieur Volta avant
mme dĠavoir obtenu une quelconque autorisation.
De plus, lors de lĠexcution des travaux, un des poteaux
tombe sur la maison de Monsieur Volta et endommage la toiture.
Ce dernier vous interroge sur le fondement dĠune ventuelle
action contre les services municipaux ainsi que sur la juridiction comptente.
2e
cas pratique (5 pts) :
Arlette, une jeune handicape mentale de vingt ans, sjourne
au foyer Ç Le Kremlin È. Lors dĠune sortie, elle fait la connaissance
du petit Vladimir, enfant sensiblement rvolt en vacances chez ses grands-parents.
Ce dernier, qui a chip le briquet de son grand-pre, incite Arlette lĠutiliser
alors quĠils se trouvent dans une grange.
Immanquablement, le btiment prend feu et est dtruit
par lĠincendie.
Son propritaire vous consulte afin de savoir quels sont
les moyens dĠaction dont il dispose et contre qui ils peuvent tre dirigs ?
3e cas pratique
(4 pts) :
Par acte notari du 20 dcembre 1999, Monsieur et Madame
Alligator ont fait lĠacquisition dĠune vaste proprit en bord de mer.
Le 26 dcembre suivant, une violente tempte sĠest
abattue sur la rgion, dvastant totalement la toiture de la demeure des poux
Alligator avant mme quĠils aient pu y sjourner.
Ces derniers vous consultent pour savoir sĠils disposent
encore dĠun moyen dĠaction contre le vendeur et dans lĠaffirmative, sur quel
fondement ?
Anne
2001 - 2002
2me
session (correspondance)
A. . Vous discuterez
en 20 lignes environ sur les thmes suivants:
Le droit communautaire (4 pts.)
Toutes les personnes physiques peuvent-elles disposer
librement de leurs droits patrimoniaux? (4pts.)
B. Vous proposerez
une solution justifie en droit aux diffrentes situations dcrites ci-dessous.
1er cas pratique
(4pts.):
La socit de plomberie VOIDO , spcialiste des dpannages
en urgence, a envoy lĠun de ses employs, Monsieur SOUDAR, en opration dans
le quartier sud de Paris.
A la fin de la journe, le responsable de la socit
apprend que Monsieur SOUDAR eu une accident avec la camionnette de la socit
en glissant sur une plaque dĠhuile. Le vhicule a drap et est rentr dans
la vitrine dĠun restaurant, situ en grande banlieue nord de la capitale,
blessant lgrement son grant.
Le dirigeant de la socit VOIDO vous demande quels risques
juridiques peuvent peser sur elle.
2me cas pratique
(4pts.) :
Monsieur MORTIER cherchait un terrain pour y faire construire
une villa. Ayant repr un fonds lui plaisant, il charge son Avocat de prparer
la vente. Celle-ci est conclue le 1er avril 2002.
Le 15 mai, Monsieur MORTIER apprend que le terrain est
inconstructible.
NĠayant plus confiance en son conseil juridique, il vous
demande sĠil existe des voies de recours concernant le contrat de vente et
ventuellement lĠencontre de son avocat.
3me cas pratique
(4pts.):
Monsieur WATT sĠest install il y a six mois dans un
appartement neuf. A lĠpoque, il a conclu deux contrats:
- le premier est un contrat de fourniture dĠlectricit
stipulant deux types de tarifs au Kilowatt / heure selon les horaires dĠutilisation
du courant lectrique
- le second est un contrat dĠabonnement tlphonique
prvoyant des tarifs de communication diffrents selon que la minute dĠappel
est effectue en local, en province ou lĠtrangers.
Le 15 mai 2002, est vote une loi comportant notamment
les dispositions suivantes:
ÇArt. 7: Dans tous les contrats passs entre professionnels
et consommateurs, les tarifs fixs suivant une base de temps doivent tre
dtermins en fonction du pro-rata des minutesÈ
ÇArt. 15: Dans tous les contrats passs entre professionnels
et consommateurs, les diffrences tarifaires appliques un ou plusieurs
consommateurs pour un mme service ne pourront tre justifies que par lĠimplication
dĠun cot supplmentaire pesant sur le professionnel.
Toute disposition contraire est rpute nulle.
En cas de diffrence de tarif dans un contrat, le tarif
le plus bas sera retenu pour tout les services similaires.È
ÇArt. 36: Les dispositions de la prsente loi entrent
en vigueur a compter du 1er septembre 2002. Les dispositions des articles
1 12 sĠappliquent tous les contrats conclus dans lĠanne prcdent lĠentre
en vigueur de la prsente loiÈ
Monsieur WATT vous demande de lui expliquer les dispositions
de cette nouvelle loi et les effets.
Anne
2002 - 2003
1re
session
A. Vous traiterez
en 20 30 lignes le sujet suivant (4 pts.):
Les fondements et la mise en oeuvre de la dcentralisation.
B. Vous proposerez
une solution justifie en droit aux diffrentes situations dcrites ci-dessous.
1er cas pratique (4pts.):
Mademoiselle PERRAULT sĠinstalle dans sa nouvelle maison.
Sa voisine, Madame GRIMM, lui propose de lĠaider emmnager, ce quĠelle accepte
avec plaisir. Malheureusement, aprs y avoir dpos un carton, Madame GRIMM
glisse de lĠchelle qui mne au grenier et se casse la jambe en tombant sur
le plancher.
A sa sortie dĠhpital, elle vient vous consulter afin
de savoir ce quĠelle pourrait obtenir dĠune ventuelle action en justice
lĠencontre de Madame PERRAULT et quel en serait le fondement juridique.
2me cas pratique
(4 pts.) :
La S.A.R.L. BOITE A MUSIQUE, dont lĠobjet social est
la vente dĠinstruments de musique, a pour associs Messieurs BEETHOVEN, MOZART
et VIVALDI. La rpartition des parts sociales est dfinie comme suit:
Monsieur BEETHOVEN :
10% des parts,
Monsieur MOZART :
45% des parts,
Monsieur VIVALDI :
45% des parts.
En outre, Monsieur VIVALDI est le grant de la socit.
En janvier 2003, la socit CONCERTO, intresse par
lĠactivit de la S.A.R.L. BOITE A MUSIQUE, entre en pourparlers avec Monsieur
VIVALDI afin de racheter les parts sociales de la S.A.R.L., en nombre suffisant
pour en dtenir le contrle. LĠoffre dĠachat propose par la socit CONCERTO
Monsieur VIVALDI est fixe 1500Û la part.
Monsieur VIVALDI propose alors ses associs de racheter
leurs parts sociales, bien entendu, sans leur parler de lĠoffre de la socit
CONCERTO.
Monsieur BEETHOVEN refuse mais Monsieur MOZART accepte
de vendre la totalit de ses droits au prix de 500Û la part.
La cession est constate par un acte du 15 mars 2003
et, trois jours plus tard, Monsieur VIVALDI revend la totalit de sa participation
dans la S.A.R.L., soit 90% des droits sociaux, la socit CONCERTO, au prix
de 1500Û la part.
Apprenant cela, Monsieur MOZART souhaite agir contre
Monsieur VIVALDI et fait appel vos conseils juridiques.
3me cas pratique
(5pts.):
La socit de diffusion de tlvision FRANCE+ fait appel
la socit de production FILM PROD pour la ralisation dĠun film. A cette
fin, la socit FRANCE+ a mis disposition un million dĠeuros pour
le tournage de la fiction, auquel sĠajoutent les moyens financiers de la socit
FILM PROD.
Le contrat conclu entre les deux socits stipule notamment
que:
article 7: ÇLes recettes de diffusion et de cession des
droits du film seront partages entre les deux socits co-productrices
hauteur de 65% pour FRANCE+ et 35% pour FILM PRODÈ;
article 13: ÇEn cas dĠimpossibilit de diffusion, la
socit FILM PROD supportera seule la charge des frais lis la ralisation
du filmÈ.
En fvrier 2003, la demande dĠune personne voque
dans la fiction tlvisuelle, le T.G.I. de Paris prononce lĠinterdiction de
diffusion du film, celui-ci portant atteinte lĠintimit de la vie prive
de l'intresse.
La socit FRANCE+ rclame alors les sommes quĠelle avait
avanc la socit FILM PROD sur le fondement de lĠarticle 13 du contrat.
Les dirigeants de FILM PROD vous consultent pour
savoir sĠil existe un moyen dĠchapper cette exigence.
4me cas pratique
(3pts.):
En 1993, la commune de LAVILLE-SUR-MER fait appel un
promoteur immobilier pour la ralisation dĠun lotissement dans une zone dĠamnagement
concert (Z.A.C.). La convention passe entre la commune et le promoteur stipule
que celui-ci devra prendre sa charge la ralisation de la voirie lĠintrieur
du lotissement et participer la construction dĠun complexe sportif pour
lĠensemble des habitants de la commune hauteur de 3 millions de francs.
En 1995, alors que le projet de construction du complexe
sportif est arrt, le promoteur refuse de verser la somme convenue, sĠappuyant
sur le code de lĠurbanisme de 1993 disposant que la participation aux quipements
publics est illgale ds lors quĠelle ne correspond pas directement aux besoins
des habitants de la zone amnage.
La loi nĦ94-112 du 9 fvrier 1994 est venue modifier
certains articles du code de lĠurbanisme, notamment lĠarticle L332-9 qui nonce
que Çdans les secteurs de la commune o un programme dĠamnagement dĠensemble
a t approuv par le conseil municipal, il peut tre mis la charge des
constructeurs tout ou partie du cot des quipements publics raliss pour
rpondre aux besoins des futurs habitants ou usagers des constructions difier
dans le secteur concern. Lorsque la capacit des quipements programms excde
ces besoins, seule la fraction du cot proportionnelle ces besoins peut
tre mis la charge des constructeurs (...)È
Le maire de LAVILLE-SUR-MER vient vous consulter afin
de savoir sĠil peut obliger le promoteur payer tout ou partie des sommes
stipules dans la convention.
Anne
2002 - 2003
2me
session
Vous traiterez
en 20 30 lignes le sujet suivant (5 pts.):
Quels sont les moyens de garantir le respect de la hirarchie
des normes ?
Vous proposerez
une solution justifie en droit aux diffrentes situations dcrites ci-dessous.
1er cas pratique
(5pts.):
Monsieur RAPHAEL a acquis une maison ancienne qu'il souhaite
ramnager. Pour cela, il fait appel la socit MICHEL-ANGE, spcialiste
de la dcoration et de l'architecture d'intrieur. Parmi une liste tendue
de travaux effectus, deux ralisations ne satisfont pas pleinement Monsieur
RAPHAEL.
En premier lieu, les ampoules du nouvel clairage de
la maison grillent une cadence anormale. Une rapide expertise a permis de
conclure que ce problme tait caus par certains quipements lectriques,
sous-dimensionns par rapport aux normes exiges.
En second lieu, une peinture en trompe-l'Ïil ralise
par la socit MICHEL-ANGE dans une des pices de la maison ne rend pas l'effet
qu'aurait souhait Monsieur RAPHAEL, bien qu'elle corresponde aux bauches
et aux simulations annexes au devis des travaux.
Pourtant satisfait du reste des ouvrages, Monsieur RAPHAEL
vous consulte pour savoir s'il existe des recours possibles contre la socit
MICHEL-ANGE afin, dit-il, " d'obtenir pleine et entire satisfaction".
2e cas pratique
(5 pts.) :
La socit de recherche pharmaceutique AVICENE et la
socit d'bnisterie SYCOMORE sont voisines. Malheureusement, il y a trois
mois, un incendie s'est dclar dans un des laboratoires de la socit AVICENE,
se propageant dans tout le btiment. Des flammches ont alors t projetes
du foyer vers l'entrept voisin de la socit SYCOMORE, qui a immdiatement
pris feu et a t compltement dtruit.
Aprs enqute, il s'est avr que l'incendie avait t
provoqu par une grossire erreur de manipulation d'un des chercheurs employ
par la socit AVICENNE et malgr les nombreux quipements de scurit, l'incendie
n'avait pas pu tre matris. De plus, l'enqute a dmontr que l'entrept
de la socit SYCOMORE ne disposait pas d'un nombre suffisant d'extincteurs
au regard de sa surface et que les employs qui y travaillaient n'taient
pas forms leur maniement.
Depuis les conclusions de l'enqute, l'assureur de la
Socit SYCOMORE est rticent indemniser les dgts causs par l'incendie.
Face ce risque, les dirigeants de cette socit viennent vous consulter
afin de savoir s'il existe des moyens de mettre en cause la responsabilit
de la socit AVICENNE. Dans l'affirmative, ils vous demandent de leur prciser
" les chances de succs ".
3e cas pratique
(5pts.):
La socit anonyme BRIQUE & TUILE dispose d'un capital
social de 100 000 euros divis en 10 000 actions rparties comme suit :
- Hyppolite PIERRE, Prsident du conseil d'administration
:
5 500 actions,
- Clestin BRIQUE :
1 500 actions,
- Ernest TUILE :
1 000 actions,
- Autres actionnaires :
2 000 actions.
L'objet social de cette socit est : " la reconstruction
et la restauration de demeures anciennes ".
En 2002, Monsieur PIERRE s'est lanc dans un projet de
construction d'un lotissement sur la commune de LAVILLE-SUR-MER, entreprise
qui se rvle aujourd'hui financirement catastrophique pour la socit. En
effet, le chantier a t jalonn de multiples pripties : grve des ouvriers
de la socit BRIQUE & TUILE considrant qu'ils n'avaient pas t embauchs
pour ce type de travaux, difficults d'approvisionnement en matriaux du fait
de l'appel des fournisseurs nouveaux, tempte de neige exceptionnelle ayant
empch la poursuite du chantier pendant deux semaines, etc...
Faisant face la grogne des actionnaires, Monsieur PIERRE
vous demande s'il est l'abri de toute poursuite de leur part et, dans le
cas contraire, si les " cas de force majeure qui ont retard le
projet ne l'exonrent pas de toute action ".